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Plérin. En parapente, ils associent plaisir et sécurité

Rédigé le 01/11/2018

L’association de vol libre Les Goélands d’Armor fête ses 30 ans de présence à la pointe du Roselier. Une image familière pour les Plérinais en promenade sur le littoral.

« L’association a 33 ans, 30 ans de présence à la Pointe du Roselier. On peut dire qu’on fait partie du paysage », sourit Erwan Bradol, président des Goélands d’Armor. L'assemblée générale de mi-décembre a permis de faire le point sur les activités et les projets, et un rappel de Gaël Blanc, moniteur fédéral, sur les aspects sécurité. « En 2017, dans toute la France, il y a eu une vingtaine de décès. L’âge moyen des victimes était de 61 ans, et ils utilisaient tous des voiles inadaptées à leurs capacités physiques. Nous devons faire la promotion d’un sport plaisir, un sport doux. »

Deux chutes sans gravité en 2017

En ce début d’année, Erwan Bradol revient sur le fonctionnement du club. « Les accidents, c’est un peu le syndrome du pilote confirmé qui décolle en oubliant de faire un point complet. Il y a eu plus d’un million de vols l’an passé, on peut dire que le vol libre est un sport sûr, à condition de ne pas céder aux sirènes des sports extrêmes et d’éviter de voler par vent fort. »

Le bilan est très positif pour le club en 2017, avec deux chutes sans graves conséquences sur l’ensemble des sorties. « Nous sommes présents, souvent en compagnie de l’école Ouest-Parapente, sur le site du Roselier pour accompagner la préparation du vol. Le Roselier est un site idéal, avec trois orientations possibles, le fond de baie qui chauffe et nous apporte des vents laminaires. Tout ce qu’il faut. Nous entretenons le site en tondant les terrains, les relations avec le Conservatoire du littoral sont bonnes. »

Les Goélands d’Armor n’hésitent pas à prêter du matériel et à conseiller quand un pilote « souvent débutant arrive avec une voile achetée pas cher en ligne… ».

Le club ? « Nous sommes une centaine de pilotes, peu d’adolescents. Pourtant, on peut voler dès 14 ans en solo. Nous avons tous les métiers, mais il faut de la disponibilité pour utiliser les créneaux météo, alors il y a pas mal de retraités. Peu de femmes, pourtant en école, la parité est là. »

Et le vol en biplace ? « Il est utilisé pour les baptêmes de vol libre, sans rendez-vous, qui permettent de découvrir ce sport plaisir et de s’émerveiller des paysages. Nous avons également des fauteuils pour personnes handicapées. Nous avons travaillé notamment avec le foyer Ker Spi. »