Speedflying et sandboarding au Toro Mata (Pérou)

Speedflying et sandboarding au Toro Mata (Pérou)

Rédigé le 05/07/2020
Rene HASLE

Où que j'aille, j'emporte toujours une paire de skis et une voile

Sam, 28 ans, qui a eu la chance de commencer le parapente et le speedriding à Verbier, est un amoureux des grands espaces, un accro au voyage et à la découverte de nouveaux spots. Lors de son dernier voyage en Amérique Latine en septembre-octobre 2019, il a eu l’ocasion de faire des runs avec sa mini voile Level Wings dans des montagnes peu fréquentées, encore moins par des speed-riders (voir vidéos sur cette page). Il s’est aussi rendu à la dune de Toro Mata (1200 m de dénivelé) pour voler chaussé avec des skis.

En comparaison à l’Europe, ici, les pilotes de speed ou même de parapente sont rares. Encore plus rares sont les journées de vol sans vent dans ses impressionnantes montagnes qui parfois n’ont pas encore de nom. J’y retournerai dans la Cordillère, c’est sûr !

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Le récit de son aventure au Toro Mata

Faisons un crochet par la réserve nationale de Paraquas, là ou les spots de soaring en bord de mer sont nombreux et fonctionnent souvent. Nous longeons la côte depuis quelques kilomètres, quand soudain nous apercevons un belvédère surplombant l’océan avec à sa gauche une plage de sable blanc interminable. Personne, mais cela ne nous empêches pas de voir le potentiel du lieu, une dune du Pilat version Amérique du sud…

Le temps de sortir notre matériel, un MAVIE et nous voila dans les airs. Deux petites heures s’écoulent ainsi, jouant avec le relief, nous volons bas, trop bas parfois, le sable sous nos pieds est doux et amortit les retours au sol. Le vent devenant plus fort, voire trop fort pour nos parapentes, nous oblige à nous poser définitivement. Heureusement pour moi, ne voyageant pas léger, il ne me reste plus qu’à changer de voile pour une plus petite.

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Après avoir repris la route, nous nous dirigeons vers un lieu qui nous tient particulièrement à coeur de découvrir, impatients d’y être. Une dune, mais pas n’importe quelle dune. La plus grande du monde, du moins celle qui possède le plus grand dénivelé (env 1200m). Son Nom «Toro Mata» qui signifie «taureau qui tue» impose le respect, et son immensité en impose encore plus.

À son pied, se trouve le paisible village d’Acarí, qui deviendra rapidement notre camp de base. Nous nous installons dans l’unique hôtel de la région, près de la maison d’un ami, Marco, qui, après une visite chez lui, nous invite à regagner nos chambres, car selon lui la journée de demain sera longue et intense. Nous partons nous coucher sur ses bons conseils. Difficile de trouver le sommeil, impatients et surexcités comme nous sommes…

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Levés aux aurores, nous prenons notre déjeuner dans la rue. Les commerçants se déplacent à vélo ou en charrette, vendent toutes sortes de fruits, sandwiches et collations pour les ouvriers partant travailler aux champs toute la journée.

Il faut savoir que marcher dans ce type de sable équivaut à marcher dans 30 cm de poudreuse… c’est pourquoi nous avons décidé de monter la dune par une manière peu écologique mais beaucoup plus pratique que la marche à pied. C’est lancé dans notre 4×4 que nous roulons à la conquête du monstre. La piste sinue entre roches et sable, il est difficile de la suivre d’autant plus qu’un brouillard épais nous empêche de voir les courbes plus en amont. Nous nous perdons à plusieurs reprises quand enfin nous apercevons une brèche à travers l’épaisse brume. Nous débouchons sur le plateau inondé de soleil, encerclé par une mer de brouillard.

Le 4×4 garé à quelques mètres de la vertigineuse pente, je prépare mon matériel en attendant que le brouillard se dissipe. Hésitant encore sur le choix de ma voile, j’opte au final pour une voile de speedriding qui me permettra de voler au plus prêt de ce fabuleux terrain de jeu.

La journée s’écoule ainsi, enchaînant les runs sur ce tapis recouvert de sable, virevoltant autour de mes amis skieurs qui eux laissent des traces de leur passage comme s’il s’agissait de neige fraîche. C’est fatigué et le sourire aux lèvres que nous rentrons en direction du village, là ou nous attend une bière fraîche et un repos bien mérité après une journée et un voyage qui fut inoubliable.

Samuel Aubert – Instagram : @sam-swelll

Pour des infos voyages au Pérou  : contact : sam-aubert(at)bluewin.ch

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PETIT PORTRAIT DE SAMUEL AUBERT

Sam a fait ses premières armes en parapente et en speed dans la région de Verbier il y a 5 ans : »un lieu où on peut voler presque toute l’année et où il est possible de pratiquer beaucoup de nos disciplines du vol libre« . C’est après avoir passé sa licence de pilote qu’il a acquis le plus d’expériences en parapente, notamment durant ses voyages à travers le monde : « en Nouvelle-Zélande,  j’ai découvert mes premiers thermiques, mes premiers hike and fly et vol solo, mais également les premières peurs« . Et c’est un an plus tard, désireux de découvrir d’autres horizons, qu’il est parti dans Les Andes.

Également biplaceur pro, il n’aspire désormais plus qu’à une chose, VOLER et découvrir les meilleurs spots pour le faire.

Pourquoi avoir choisi la voile LEVEL WINGS Fizz ?

Spécialisée dans les mini voiles, c’est une marque innovante, qui propose du matériel de qualité avec une conception moderne. J’ai choisi la Fizz car c’est une voile compacte, solide à la turbulence. Également légère, elle est très agréable autant durant les hike and fly que durant le décollage. J’ai choisi la taille la plus petite proposée par Level Wings (8.5 m²) car elle me permet de rester au plus proche des lignes même les plus raides.

ROCK THE OUTDOOR, la culture parapente